US Open (H) – Daniil Medvedev, qualifié en finale de l’US Open : « Je vais tout donner dimanche »

« Comment analysez-vous votre victoire ?
Un match plus difficile que le score ne le suggère. Le deuxième set a été vraiment crucial. C’est celui qui a défini le match, car j’étais très proche de le perdre. Généralement, quand tu te retrouves avec un adversaire comme Félix qui sert pour le set contre toi, tu vas perdre la manche. Si on avait été à un set partout, ç’aurait été la première fois du tournoi pour moi et du coup le match aurait été totalement différent. Je suis content d’avoir sauvé ce jeu. Faire un gros point et ensuite le mettre à la volée. Ç’a changé le match derrière. Il y a repensé, il a commencé à louper et j’ai pu lui mettre la pression. C’était le moment clé.

Vous avez eu un tournoi plutôt tranquille en fait…
Ç’a été assez tranquille oui. Mais ça reste un Grand Chelem, vous savez comment cela se passe : vous pouvez ne pas perdre un set et tout de même avoir des matchs difficiles. Contre Botic (Van de Zandschulp), j’ai gagné 7-5 le quatrième, ce qui n’est pas une très grande marge. Ce n’est jamais facile, mais je suis heureux d’en avoir gardé sous le pied sur le plan physique et mental. Je ne pense pas que l’on puisse gagner un Majeur en faisant cinq sets sur les trois premiers tours. Je peine à croire que cela soit déjà arrivé.

Quelle est la différence avec 2019, votre première finale d’un Majeur, ici ?
Déjà, la dernière fois, il y avait la dynamique avec les fans… Cette année ce fut tranquille sur ce plan là aussi. C’était complètement fou en 2019. J’ai eu des crampes au deuxième tour, mais j’ai quand même pu gagner. Contre (Stan) Wawrinka (en quarts), j’ai eu une déchirure d’un centimètre sur mon quadriceps, mais j’ai réussi à me rétablir… Que des histoires comme ça. Cette année, je n’ai pas d’histoires, c’est une bonne chose. J’ai l’expérience (il sourit). Et je vais tout donner dimanche. Contre Rafa (en finale en 2019), j’étais déjà content d’être là, si je suis honnête avec vous.

« En Australie, je n’y ai pas laissé mon coeur »

Daniil Medvedev

Si c’est contre Novak Djokovic, quelle va être la plus grosse différence avec votre finale en Australie cette année ?
Tactiquement, déjà. Il m’avait joué différemment et je n’étais pas prêt. Là je le suis. Si c’est lui, c’est plus intéressant oui. La tactique, ma préparation. Je laisse généralement tout sur le court, mais en Australie, je n’y ai pas laissé mon coeur. Je voulais, mais quelque chose ne s’est pas enclenché. Sur Arthur-Ashe, je vais tout donner, avec tous les fans en tribune. Quel que soit le score, il va falloir que je produise mon meilleur effort.

Que représenterait le fait de le battre ?
Disons que je serais dans les livres d’histoire comme celui qui a brisé cet exploit. Mais ça ne me touche pas vraiment. C’est son histoire (le Grand Chelem calendaire). Je pense qu’il aura une pression. Ce sera déjà le cas ce soir (la demi-finale entre Novak Djokovic et Alexander Zverev se jouait après). Mais on peut être sûr qu’il va tout donner. Il ne peut rien lâcher. Il va tout faire pour que cela se produise.

Et si vous jouez Alexander « Sascha » Zverev ?
Si c’est Sascha, je crois que ce serait génial car on n’a toujours pas gagné de Majeur. L’énergie serait totalement différente. Sascha aura déjà eu un match assez particulier en jouant Novak. Sascha est chaud en ce moment, mais moi non plus je n’ai pas trop mal joué ces quatre dernières semaines… On est de la même génération. On s’est joué en Juniors. J’ai pu le passer sur deux finales que l’on a disputées ensemble (Shangaï en 2019 et Bercy en 2020). Mais ce ne sera jamais pareil, même si on jouait dix finales. »

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