Tennis – Masters – Djokovic pense avoir ses chances face à Thiem s’il «arrive à jouer aussi bien» que contre Zverev

« On arrive à la fin d’une saison très particulière. Comment avez-vous traversé cette étrange période ?
Étrange est bien le mot pour définir cette saison. Malgré tout, j’ai le sentiment qu’on a joué beaucoup de tournois, considérant ce trou de six mois au milieu de la saison. On a disputé trois des quatre Grands Chelems, le Masters de Londres, de gros rendez-vous aussi, comme Cincinnati, Rome. Il y avait beaucoup de doutes sur la saison indoor, avec ce virus.

Bien sûr, c’est étrange de disputer ce type d’événement dans un stade vide, mais on sait que c’est temporaire. Si l’Open d’Australie a lieu, j’ai entendu dire qu’il y aurait peut-être 50 % de la capacité du Stadium avec du public, ce qui serait énorme. Même 10 %, à ce stade, ce serait incroyable pour nous. Simplement entendre les applaudissements, les fans, sentir leur énergie, leur émotion, leur excitation à être là. C’est quelque chose qui nous manque.

« Nos trois, quatre derniers matches ont été à chaque fois des marathons, des rencontres incroyables. Donc je m’attends à une très grosse bataille, pas de doute là-dessus.

Novak Djokovic, avant son match contre Thiem

Nos trois, quatre derniers matches ont été à chaque fois des marathons, des rencontres incroyables. Donc je m’attends à une très grosse bataille, pas de doute là-dessus.

Comment voyez-vous cette demi-finale contre Dominic Thiem ?
J’ai perdu contre lui en match de poule l’an passé. C’était un gros suspense, 7-6 dans le troisième ! J’ai beaucoup de respect pour Dominic, son jeu, son éthique de travail. Autour de lui, Nicolas Massu, son équipe, il y a beaucoup de gens bien, dévoués et humbles. Nos trois, quatre derniers matches ont été à chaque fois des marathons, des rencontres incroyables, comme cette finale en cinq sets en Australie. Donc je m’attends à une très grosse bataille, pas de doute là-dessus.

Il est en très grande forme, il adore jouer sur cette surface. Il était en finale l’an passé, il a battu Roger (Federer) et moi à l’O2 Arena. C’est un vainqueur de Grand Chelem, ce qui est un boost incroyable pour lui, une certaine pression, de nouvelles attentes. Mais je suis certain que cela lui donnera aussi une certaine liberté sur le court, qui lui permet de jouer encore mieux qu’avant. Maintenant, si j’arrive à jouer aussi bien qu’aujourd’hui, avec une haute qualité de tennis, j’ai de bonnes chances de gagner. J’espère que je pourrai entamer le match aussi bien qu’aujourd’hui.

« Mentalement et émotionnellement, cette année nous a pris beaucoup tout de même. »

Novak Djokovic

Thiem avouait il y a quelques jours que, malgré cette année compliquée, il se sentait peut-être un peu plus frais physiquement et mentalement que lors d’une fin de saison normale. Où en êtes-vous sur ces plans-là, à ce moment de la saison ?
En un certain sens, oui. Mais mentalement et émotionnellement, cette année nous a pris beaucoup tout de même. Il y a eu les questionnements, les quarantaines, l’impossibilité de sortir, pas même d’ouvrir la fenêtre pour avoir un peu d’air frais, ici à l’hôtel. C’est malheureux, bien sûr. Mais quand tu traces la ligne, on doit être reconnaissant d’avoir l’opportunité de jouer, d’être en compétition et de finir la saison.

Avez-vous la sensation qu’Alexander Zverev est traité différemment dans le vestiaire depuis que ces allégations de violence conjugale ont été rendues publiques ?
Je n’ai pas noté qu’il ait été traité différemment dans le vestiaire. Nous ne savons pas ce qui s’est réellement passé. Nous le découvrirons. Je connais Sascha depuis très longtemps, depuis qu’il est tout jeune. J’ai toujours eu une très bonne relation avec lui. C’est un bon garçon. J’étais triste d’entendre et de savoir qu’il traversait quelque chose comme ça. Je ne lui en ai pas parlé, mais je lui ai dit que j’étais là s’il avait besoin de parler. »

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