Équipe de France : un plan B en questions

Du neuf pour la rentrée. Didier Deschamps avait choisi d’innover en testant un 3-4-1-2 pour les matches de reprises de l’équipe de France. Sur le plan comptable, le choix s’est révélé payant avec un succès en Suède (0-1) et une large victoire au Stade de France face à la Croatie (4-2). Les Bleus sont donc à égalité de points avec le Portugal en tête de leur groupe de Ligue des Nations.

Sur le plan technique et tactique, en revanche, tout n’a pas été parfait. À l’heure du premier bilan, le sélectionneur national l’a volontiers reconnu. «Le système, c’était loin d’être parfait, on doit passer par des moments difficiles, j’ai effectué beaucoup de changements entre les deux matches, beaucoup plus que normalement. Ce système demande de la répétition pour mettre en place des automatismes, mais l’état d’esprit et les intentions étaient là. Comme tout système, il présente des avantages et des inconvénients. On va analyser ça avec le staff. Ça demande du temps, c’est le moment pour faire ça. C’est normal et c’est mieux d’avoir des difficultés, maintenant, que pendant la compétition», a-t-il expliqué avant d’insister.

«Ça ne se fait pas en claquant des doigts, on aura le temps, on insistera. On trouvera quelque chose de cohérent, ce n’est pas changer pour changer. À partir du moment où je choisis celui-là. Tout le monde a travaillé à son poste pendant le rassemblement. Il y a une idée directrice. Ça dépend de l’adversaire, de l’initiative personnelle et collective», a-t-il analysé, préférant retenir le positif. «Il y a un état d’esprit vraiment excellent, ça se retrouve, sans être à 100% et malgré les erreurs, il y a toujours cette envie d’aller chercher le résultat, d’être compétiteur».

Du bon et du moins bon

Les joueurs, eux aussi, ont mesuré le chemin à parcourir pour maîtriser cette nouvelle organisation, mais se veulent encourageants. «Ce système-là, si on est un peu passif, ça permet à l’adversaire de trouver des décalages et des passes dans les intervalles. Si on ne fait pas l’effort sur le porteur, c’est plus dur. On a rectifié le tir en seconde période», a concédé le capitaine Hugo Lloris, pointilleux. Olivier Giroud a lui vu des motifs d’espoirs dans cette nouvelle organisation.

«Ce système doit nous permettre d’être plus performants sur les côtés et d’amener un surnombre en phase offensive. C’est aussi un système qui fait beaucoup courir l’adversaire, je l’ai remarqué. La Suède et la Croatie ont baissé de rythme en seconde période et c’est là qu’on a pu être plus dangereux. Évidemment, c’est perfectible mais on remporte deux victoires contre deux équipes qui ont montré de belles choses. C’est bien de démarrer par deux victoires pour nous donner de la confiance et de la sérénité pour travailler ce système-là ou un autre», a conclu le buteur des Bleus.

On saura lors du prochain rassemblement, dans un mois, si ce 3-4-1-2 sera reconduit, avec ses forces et ses faiblesses entrevues face aux Suédois et aux Croates. DD et ses hommes savent en tout cas qu’ils disposent, même s’il reste à peaufiner, d’un plan B pour surprendre leurs adversaires et contrecarrer leurs plans si nécessaire. L’essentiel, ce sont les six points.

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