Allemagne : Löw peut-il résister après une telle raclée ?

Méconnaissable, l’équipe d’Allemagne a été humiliée par l’Espagne (6-0), mardi en Ligue des Nations. Une défaite historique pour la Nationalmannschaft, la plus lourde depuis 1931, qui devrait faire trembler Joachim Löw.

<a href=Allemagne : Löw peut-il résister après une telle raclée ? » src= »http://images3.maxifoot.fr/joachim-low-32.jpg » width= »390″ height= »260″>

Löw se retrouve dos au mur après la gifle reçue en Espagne.

4-0 contre l’Argentine en 2010, 4-0 contre le Portugal et 7-1 contre le Brésil en 2014, l’Allemagne de Joachim Löw a longtemps été une des équipes les plus intraitables au niveau international. Mais force est de constater que depuis deux ans et le fiasco en Russie, la Nationalmannschaft n’est plus ce qu’elle était. Cela s’est encore une fois vérifié en Espagne, mardi, avec une défaite 6-0 !

Löw n’a rien compris

C’est simple, l’entraîneur allemand a connu le plus gros revers de sa carrière de sélectionneur, poste qu’il occupe depuis 2006. Il faut remonter à 1931 et une raclée sur le même score face à l’Autriche pour retrouver la trace d’une telle humiliation. Soit 89 ans ! «Rien n’a fonctionné : langage corporel, agressivité, engagement dans les duels… On n’a rien vu de tout ça sur le terrain. (…) À 0-1, nous avons abandonné notre plan de jeu. Nous sommes brutalement sortis du match et avons ouvert des espaces. Il n’y avait ni organisation, ni communication entre les joueurs, et ça a été mortel» , a tenté de justifier le coach germanique devant la presse.

Des espaces, il y en a eu, et sans l’inefficacité de certains attaquants espagnols, qui ont, malgré l’écart au score, un peu mangé la feuille de match, la défaite aurait pu être encore plus lourde avec une bonne dizaine d’occasions nettes. Un match raté dans les grandes largeurs de la première à la dernière minute. «Après la pause, nous avons essayé de les presser, pour essayer de marquer et de revenir dans la partie, mais ils étaient simplement plus rapides, plus forts collectivement, plus dynamiques. Nous n’avons eu aucun contrôle et n’avons pas gagné le moindre duel» , a fait remarquer Löw, impuissant.

Une défense aux fraises, un entêtement avec les anciens

Une véritable punition pour les Allemands, qui jouaient avec le feu depuis trop longtemps. Et pour cause, les résultats du quadruple champion du monde laissent clairement à désirer depuis deux ans. Si elle n’a fait qu’une bouchée de l’Estonie (8-0), la Biélorussie (4-0) et l’Irlande du Nord (6-1), la formation de Löw a aussi montré des carences défensives assez folles face à des équipes plus huppées comme les Pays-Bas (2-4), la Turquie (3-3) ou encore la Suisse (3-3). Devant une formation aux principes de jeu offensifs, le peu de certitudes qu’avait Löw sur son arrière-garde se sont envolées.

Plus inquiétant encore, l’entêtement du coach national concernant les anciens écartés après le Mondial 2018, à savoir Mats Hummels, Jérôme Boateng ou encore Thomas Müller. En dépit de leurs très bonnes performances en club, l’homme de 60 ans ne veut pas entendre parler d’un retour. «On a dit qu’on faisait confiance à nos joueurs, nous étions sur une bonne voie, même si on a vu ce soir que nous n’étions pas aussi loin que nous l’espérions, et que nous le croyions. Pour le moment, il n’y a aucune raison de rappeler les anciens» , a soutenu Löw. Une prise de position claire qui ne devrait pas lui faciliter la tâche d’ici l’Euro. S’il est toujours en place…

Löw doit-il prendre la porte avant l’Euro ?

Source

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.